Phare Haut-Fond Prince

Dans le cadre du Programme de monitorage de la zone Atlantique (PMZA), les scientifiques de l'Institut Maurice-Lamontagne (IML) ont mis au point un programme de monitorage de l'écosystème du Saint-Laurent. « Le Saint-Laurent monitoré » présente ici une description détaillée du programme, des variables océanographiques mesurées, des stations et des méthodes d'échantillonnage des eaux du Saint-Laurent.

Les mesures de différentes variables océanographiques sont effectuées dans l’Estuaire et le Golfe du Saint-Laurent de façon à décrire la variabilité annuelle et interannuelle des conditions environnementales de cet écosystème. Les données, interpolées de façon à créer des séries temporelles pour chacune des stations fixes et présentées en coupe longitudinale pour chacun des transects, sont disponibles.

Le Saint-Laurent
Prenant sa source dans les Grands Lacs, le St-Laurent est un fleuve qui devient un grand estuaire à la hauteur de l'Ile d'Orléans, là où l'eau douce du fleuve se mélange à l'eau salée de l'océan et où débute la circulation estuarienne typique en deux couches. À mesure qu'on avance vers l'aval, l'eau de surface du Saint-Laurent devient de plus en plus salée et elle acquière ses caractéristiques franchement marines à la tête du chenal Laurentien (à la hauteur de Tadoussac) où se produit d'importantes remontées d'eaux profondes qui se mélangent aux eaux de surface. Travail en merParmi les plus grands et les plus profonds des estuaires du monde, l'estuaire maritime du St-Laurent s'écoule ensuite sur près de 250 km avant de s'élargir à la hauteur de Pointe-des-Monts pour devenir le golfe du Saint-Laurent, cette mer intérieure qui s'ouvre sur l'Atlantique par les détroits de Cabot et de Belle-Isle.

L'eau douce de l'estuaire du St-Laurent qui s'écoule vers l'océan demeure en surface au dessus d'eaux océaniques beaucoup plus salées, un peu comme une nappe d'huile qui reste en surface dans un bocal rempli d'eau. Le parcours de cette eau douce pour atteindre le détroit de Cabot qui s'ouvre sur l'océan Atlantique dure environ 3 mois. Cette sortie d'eau du St-Laurent en surface entraîne l'entrée dans le golfe Saint-Laurent d'eaux profondes beaucoup plus salées de l'Atlantique via les détroits de Cabot et de Belle-Isle. L'eau plus salée qui entre dans la couche profonde du St-Laurent remonte lentement le Golfe et l'estuaire maritime, un parcours jusqu'à la tête du chenal Laurentien, à la hauteur de Tadoussac, qui durera quelques années. Ces deux grands mouvements d'eau superposés et à contre courant engendrent une circulation estuarienne typique qui confère au Saint-Laurent son caractère particulier.

Dans le cadre de l'implantation du Programme de Monitorage de la Zone Atlantique (PMZA) qui implique les régions de Terre-Neuve, des Maritimes, du Québec et du Golfe du ministère des Pêches et des Océans (MPO), les scientifiques de l'IML ont mis sur pied en 1996 le programme de monitorage océanographique de l'écosystème du Saint-Laurent. Ce programme fournit au MPO les outils nécessaires pour détecter, suivre et prévoir les changements de productivité et d'état du milieu marin. Cette information est essentielle afin de pouvoir s'attaquer à des grands enjeux comme l'impact des changements climatiques ou encore pour appuyer l'approche écosystémique permettant d'assurer la saine gestion de l'écosystème du Saint-Laurent dans un esprit de conservation des ressources et de protection du milieu marin pour les générations à venir. Un autre aspect important du PMZA est qu'il permet de construire les bases de données historiques qui seront nécessaires pour répondre à des problèmes futurs.

Les données sont également disponibles en consultant le système de gestion des données océanographiques (SGDO).

Stations
Les données sont présentées sous forme de séries temporelles pour chacune des variables mesurées aux stations fixes : à chaque station, les variables sont mesurées de la surface jusqu’au fond et les séries temporelles obtenues par interpolation mettent en relation leur variabilité en fonction du temps.

Pour la température, la salinité et sigma-t (anomalie de densité), les points noirs au dessus des graphiques marquent les journées où l’échantillonnage a eu lieu. Pour les autres variables, chaque petit cercle représente une valeur réelle, mesurée sur un échantillon d’eau prélevé à une profondeur donnée.

Transects
Les données sont présentées sous forme de graphiques montrant la variabilité verticale (fond–surface) dans un axe longitudinal (reliant chaque station d'un transect) pour chaque variable mesurée à une date donnée.

Pour la température, la salinité, sigma-t (anomalie de densité) et l’oxygène dissous, les points noirs au dessus des graphiques marquent la position des stations où l’échantillonnage a eu lieu. Pour les autres variables, chaque petit cercle représente une valeur réelle, mesurée sur un échantillon d’eau prélevé à une profondeur et une station donnée.


Commentaires ou questions : communiquer avec Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Liens