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Le « Réseau d'observation du Saint-Laurent » est une application démontrant l'accès Web intégré à des sources de données distribuées grâce à l'utilisation de services Web de données (voir descriptions détaillées des sources ci-dessous). Les bases de données sont conservées chez les organismes producteurs, les services de données contribuent à l'interopérabilité entre leurs divers systèmes. L'application a été conçue à l'origine en réponse aux demandes reçues de diverses clientèles ayant besoin de données sur le Saint-Laurent pour leurs opérations et pour la prise de décisions. Quelques exemples : services de sauvetage voulant répondre en fonction de la température et des risques d'hypothermie, intervenants du domaine de la navigation commerciale devant calculer le déplacement d'eau de navires en fonction des paramètres physiques, plaisanciers préparant des excusions, industrie de l'aquaculture examinant les caractéristiques de sites potentiels, étudiants gradués travaillant à leur thèse, scientifiques de la défense nationale étudiant la performance de capteurs sous-marins, etc. Le Réseau d'observation pourra éventuellement inclure d'autres paramètres et produits d'information que demandent les utilisateurs (ex: salinité, courants, etc.). Il présente pour le moment des températures de l'eau et offre l'accès :
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Accès aux données : L'application, lorsqu'activée, présente les données de température de surface en temps réel les plus récentes telles que transmises par les diverses sources du réseau. L'utilisateur peut par la suite consulter les archives et accéder aux données disponibles pour des dates et périodes antérieures et également pour des intervalles de profondeur différents. À NOTER : l'accès aux données « Temps réel » contient non seulement les données les plus récentes mais peut également compter une certaine quantité de données recueillies au cours des mois précédents. En effet, le chargement des données « Temps réel » vers les bases de données « Archives » s'effectue à des fréquences pouvant varier d'une source à une autre. L'utilisateur n'a qu'à sélectionner à la fois « Temps réel » ET « Archives » pour une date relativement récente pour s'assurer de trouver les données recherchées. UTC : Universal Time Coordinate. Plus de détails à ogsl.ca/app-sgdo/fr/docs_reference/variables-unites.html#utc
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Le Système d'information sur les niveaux d'eaux côtières et océaniques (SINECO) est un système opérationnel d'observations et de prévisions de niveaux d'eau couvrant toute la voie navigable du Saint-Laurent de Montréal à Sept-Îles. Le réseau est exploité et supporté par le Service hydrographique du Canada (SHC) — Région du Québec. Il est constitué de 23 stations d’enregistrement des niveaux d’eau réparties à des endroits stratégiques tout le long du Saint-Laurent. Toutes les stations possèdent des senseurs de pression marine et atmosphérique, de température de l’eau et, en aval de l’île d’Orléans seulement, de salinité de l’eau. Ces deux derniers sont utilisés pour étalonner les niveaux d’eau. Les senseurs marins sont à des profondeurs variant entre 3 et 10 mètres selon les installations et la fluctuation du niveau de l’eau.

Bouées scientifiques en direct
Le réseau de bouées en direct, conjointement exploité par l’Institut Maurice-Lamontagne (IML-MPO) et l'ISMER (Institut des sciences de la mer, Université du Québec à Rimouski), est présentement constitué de cinq bouées qui mesurent un ensemble de propriétés optiques, océanographiques et météorologiques et qui sont équipées de systèmes de communication leur permettant de transmettre et de diffuser les données en temps réel.
L’information recueillie sert à valider et étalonner des images satellites qui fournissent des informations à grande échelle sur la température de surface et la biomasse de phytoplancton (chlorophylle a).
Le réseau a été mis en place progressivement depuis 2002. La première bouée a été mise en service en 2002 à la station Rimouski. En 2004, une seconde bouée a été mise en service à la station Shediac, dans le sud du golfe du Saint-Laurent suivie en 2005 des bouées à la station du banc Beaugé et aux stations de monitorage du courant de Gaspé et de la gyre d’Anticosti.
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Le réseau de thermographes est constitué de 25 stations où la température est mesurée de façon presque continue depuis 1993 à des profondeurs allant généralement de 1 à 30 mètres, quoique certaines stations atteignent 100 mètres et plus (Ex: Havre-Saint-Pierre et Gyre d’Anticosti).
Outre le suivi des conditions environnementales, le réseau sert aussi à étalonner les images de télédétection provenant des satellites météorologiques NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Le laboratoire de télédétection de l'Institut Maurice-Lamontagne (IML) exploite deux stations de réception permettant d'acquérir ces images en temps réel. Une des stations est située à l’IML tandis que la seconde est située à Resolute Bay.

Environnement Canada participe à l'observation et à la collecte de données en eau douce et en mer grâce à un réseau de bouées ancrées dans le golfe du Saint-Laurent, le long des côtes de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse ainsi que dans les Grands Lacs. Ces bouées recueillent des données sur l'état de la mer et les transmettent toutes les heures, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Ces données sont captées par le satellite GOES qui les renvoient à des stations à terre, où elles passent dans le Système global de télécommunications (SGT). L'archivage des données est effectué par Pêches et Océans Canada et par Environnement Canada.
Les données recueillies permettent d'établir des prévisions maritimes, elles alimentent des modèles numériques de prévisions météorologiques et elles sont particulièrement utiles pour les secteurs où les météorologistes manquent de données, en particulier pendant la saison des ouragans. Les bouées fournissent aussi des relevés climatologiques qui sont utilisés dans de nombreux projets de recherche et dans des applications telles que la prévision des vagues pour les projets de construction offshore.
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